La surveillance des flux de capitaux- K.B

Surveillance des flux de capitaux

A premier abord, on pourrait se dire que les capitaux sont libres de fluctuer. Il n’en est rien. La banque est le fisc. Tandis que les grands patrons profitent de l’évasion fiscale, les plus petits cachent leurs biens tant bien que mal car il n’y a pas de vivre ensemble. Les impôts versés à l’état, on ne sait pas où ils vont, sûrement dans des jets privés ou des voitures avec chauffeurs, des appartements de fonctions et des dotations royales, des fêtes mondaines luxueuses où le champagne coule à flots, des loges et des tribunes VIP, des voyages d’état avec cortège qui vont dans les 100 000 euros. Oui, ceci est une vieille rengaine, mais les plus grands combats de la vie ne sont pas ceux de le survie, mais ceux des défis idéologiques, amicaux, familiaux, amoureux, passionnels. Même le travail n’a de valeur que pour les marchands, pas pour les travailleurs. Les syndicats ont beau rouspéter, les complotistes parler d’élite financière, le constat est amer : un handicapé, un retraité, une minorité ethnique, un ouvrier à penibilité, n’auront jamais les mêmes droits que ceux qui clament s’être fait tout seul, souvent au dépens d’une masse exploitée, de rémunérations disproportionnées, de parachutes dorés, de marges de profit scandaleuses… Le gîte, le couvert, et un peu de bonheur, c’est l’assurance que demande les opprimés à travers le monde, victimes de luttes et de guerres dont ils n’ont pas fixé les règles et qui leurs sont indésirables. On parle de nos civilisations occidentales sur un piédestal, mais le mal est profond et pénètre les coeurs. Un sourire suffit, un sourire est une charité. Il nous faut une folie douce dans laquelle on se complaît pour éviter la douche froide du zyklon B de nos gouvernements. Austérité, pour qui ? Justice, pour qui ? La ceinture que l’on serre n’a plus de trous. Le destin de certains est d’être un citron que l’on presse jusqu’à épuisement aigu, d’autres sont en garden party. Enfin, les rêveurs sont l’objets de moqueries et de railleries tant le cynisme est profond. Le rêve est changement car il est au delà. Utopie, idéalisme, valent mieux qu’un être humain sans pitié qui prodigue une bien maigre pitance. Fut il l’état. Le bonheur est si fugitif dans ce monde qu’il faut le suivre à la trace et devenir un évadé, mal coiffé, mal rasé, mal habillé car jouer dans les « règles » ne rapportent rien. Le prix à payer ? Une santé mentale fragile ou blessure de guerre, à vous de choisir la dénomination.

K. B

Tous droits réservés. 2020.

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