Poétesse invitée- La blague des demoiselles célèstes – Jacqueline Shields.

Introduction

 

Bienvenue à bord Jacqueline. Jacqueline est une poétesse en devenir. Ce poème décapant, drôle, lucide avec des accents mystiques est une de ses créations qu’elle a bien voulu partager avec moi dans un premier temps puis qu’elle a accepté de diffuser à travers mon site. Je vous souhaite une agréable lecture.

 

Le poème 

 

 

La blague des demoiselles célestes

***********

Je pénètre dans le monde extérieur de l’air froid,
Mes poumons se remplissent et mes sens prennent vie.
Hélas, je sens quelques gouttes de pluie tomber sur moi,
Je lève les yeux vers la voute céleste de la nuit et,
Du coin des pupilles, vois une couverture d’étoiles qui brillent.

L’incompréhension prend soudain mon esprit en otage,
Mon front se plisse, mes sourcils se froissent.
Je cherche du regard cette certaine mer de nuages…
« Pardi, c’est une blague ! » Ces étoiles, quelle audace !
Se jouent de moi. Pour la peine, je leur tire une grimace.

En guise de réponse, elles scintillent rieuses,
Trouvant sûrement fort drôle, de perturber ainsi un mortel ;
Se félicitant, coquettes gamines, de leur facétie audacieuse
Dont j’ouïe les échos dans toutes parts du ciel.
Je souris avec les yeux face à cet humour circonstanciel.

« Comment vous en vouloir, vous êtes bien trop belles !
Tant d’attention m’honore, mes chères mademoiselles.
Et je vois enfin vos amis les nuages, qui de biais et de loin
Avec leur compère sieur Vent à vos vagabonderies se sont joints.
Bien joué ! Indéniable ! Bande d’hilares célestins. »

Elles ne peuvent résister et me murmurent en retour
Qu’elles voient bien trop d’humains en besoin de secours.
Fort malignes, elles orchestrent ces drôles de conspirations
Pour nous rappeler à la vie et aux quatre saisons
Alors que nous nous inquiétons trop, imbus de logique et de raison.

Cela devait sans doute, pour tout témoin, être une comique scène
Que cet humain solitaire, riant et hurlant des métaphores.
J’espère qu’ils entendent le message de mes mécènes
Qui me rappellent qu’il est bon de passer la nuit dehors
En compagnie des astres … et toutes leurs sémaphores.

Je ne suis point un marcheur mais bien un pèlerin ;
Il me semble qu’il ne faille pas être pieux pour voir le divin :
Prendre une respiration, regarder autour de soi,
Apprécier la route qui vient à la rencontre de ses pas,
Et prendre toutes choses, telles qu’ elles sont, juste une fois.

*******

Jacqueline Shields.

All rights reserved to the author. 2019.

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