Paradis, paradis !

Paradis, paradis !

 

Paradis,
Paradis
Les nuages
S’écartent
Et dévoile
Ta majesté.

Le vent
Frais souffle
Comme sur
Un gâteau
Dans le four
Pour que
Le moelleux
N’efface en rien
Le croquant
De ta surface.

Paradis,
Paradis,
La France,
C’est ma
Langue
Et même
Si le quartier
Est morose,
Un coin
De ciel
Se découvre.

Paradis,
Paradis,
Après
La peine
Et le stress,
Un coin
De porte
Est entrouvert
Pour laisser
Filtrer ta lumière.

Le vent frais
Porte en lui
Comme une
Annonce.

Je marche
En pleine rue
A sens ouvert,
A contre courant
Sans découvert.

J’arpente
L’allée
Qui s’étale
Dans le ciel
En humant
L’air nouveau
Porteur
De bonnes
Nouvelles.

Paradis,
Paradis,
J’ai cru
Voir
Ta frimousse,
Ton haleine
Parfumée
De musc
Et d’houmous,
Je pense
Que tu est
Comme je pense.
Paradis,
Paradis,
Tu est
Mon feu
Vert
Pour
Me gorger
En mesure,
Adoucir mes
Jour,
Ouvrir
Le torse
Et le coeur
Pour balayer,
Dépoussiérer,
Sentir, vibrer.

II

Tu est fou,
Tu est fou,
Une telle chose
N’existe pas.

Beurette
De quartier,
Je te vois,
Tu traines
Avec la racaille,
T’as été elevée
A la dure.

Tu est fou,
Tu est fou,
Une telle
Chose ne
Peut pas
Exister.

La source
Est tarie,
Le chant
D’amour
N’a plus
Ses pompes,
Il est à côté
De la plaque,
Il a perdu
Tout sens
De la réalité.

Je ne dirai
Pas qu’il se
Vautre,
Mais beurette
De quartier,
Je ne tomberai
Pas dans le panneau,
Celui de la servitude
Volontaire.

Coooriace,
Rapaaace,
Carapaaaaace,

Trop de trucs
Crades
Imprimés
Sur la rétine
Que les pensées
Se bousculent
En se frottant
Parfois contre
Des derrières
Inconnus
Dans les transports.

Il y a un
Monde
De pensée
Sans ailes,

Un endroit
Où l’intelligible
Se mêle au sensible.

Je sais, l’illustre
Qui les a séparé
Doit se retourner
Dans sa tombe.

Beurette,
Oeil au beurre,
Rance ou noir,
Tu ne me
Planteras pas
Par derrière,
L’affection
Que j’ai cherché,
Hélas, je la délaisse ;

Suprême désintérêt
Malgré le désert
Qui attend toujours,
La machoire serrée
Et l’agonie
D’être vivant
Et mort,
Entouré
Et seul,
Bien portant
Et infirme.

Beurette
De quartier,
Je pars beurré
Ma tarrrtinnne
Avec un accent
Coupé au couteau.

Tout les paradoxes
Nagent du même
Pas, dans une
Mer salée
Au embruns
Enivrant
Et ensorcelant,
Il semblerait que
Rien n’aille,
Que toujours,
Le sable s’infiltre
Et ajoute son grain
Dans le rouage
Des flots,
Sentiment
Mécanique
Et hystérique
Quand rien
Ne va
Mais que
Le sourire
Tient la demeure
Debout,

Une demeure
Exposée
Aux vents,
Aux éléments.

Ma mère
Se tient
Sur le pas
De la porte,
Enfantine
Et sereine,
N’osant
Se risquer
Dans l’antre
Du loup,
La pauvre,
Belle et bête.

Candide-ingénu
Se mêle
Au poivre feu
Des gercures.

Ramasse,
Ramasse
Dans ta geule,
Tu verras
L’arc en ciel
Avant de goûter
Aux délices.
K.B.

Tous droits réservés.2018.

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