Le son de l’amour- K.B

Le son de l’amour

 

Une ballade dans les bois
Sous les feux sylvestre
Emporte mon cœur
Sur des chemins
Nouveaux, inconnus
Et à la fois si familiers.

J’entends la guitare,
Le oud, et les effluves
De la ville me parvienent
Estompées par l’odeur des pins.

Le soleil a fait son tour,
La nature s’endort
Paisiblement
Et les rivières coulent
En ordre de marche
Vers les mers lointaines
Et profondes.

L’herbe craque
Sous mes pieds,
Sèche. Et je chante
Ma trille loin des hommes
Inspiré par les étoiles
Et le son de l’amour
De mon corps apaisé
Et de mon cœur calme.
L’air embaume,
Et les aurores
Du sommeil
Planent
Dans le ciel coloré.

Ce n’est plus le jour
Qui tambourine
Comme à une fête
De mariage
Sur les têtes
Arrosées par
Les embruns
De la mer lointaine,
Ce n’est plus l’activité
Des arbres et des oiseaux
Transis par l’aube
Qui se sont épuisés
A chanter toute la journée
En cette saison de noces
Printanières.

Le ciel embaume,
L’air aussi
Et les injonctions
Injectés par le son
Et les démons atrophiés
Disparaissent dans le clair
De lune passager sous
Les houpettes des arbres
Flottant dans le vent
Comme une bannière étendue,
Un linge mouillé de rosée
Et de gelée nocturne,
Avant de réassumer
La figure radieuse
Qui distribue
De la chaleur
Et de l’air
Sur les hauteurs
Imprenables
Des nids d’aigles,
De vols de pigeons,
Et de pies voleuses.

A la tombée de la nuit,
Les renards sortent et rôdent
A la recherche de pitance,
Les hommes prennent une douche,
Les cuisines sont allumées,
Les fumets s’échappent
Par les fenêtres endeuillées
Et le poète rassasié
S’asseoit sur son balcon,
De la fumée dans la bouche
Pour contempler l’heure sereine
Et les mendiants .

Et pourtant, le jour,
Était glorieux,
Rien ne semblait l’alterner,
L’effacer,
Mais l’hermine a eu raison
De lui, et le bleu roi,
Caché dans les saisons
Monotones, s’impatientait
En abattant maintenant ses ondes
Sur le teint léger et maquillé
De son prédecesseur.

Les étoiles pointent leurs nez,
Le poète disparaît,
A la recherche d’un vice
Où se complaire
Près des ovaires,
Mais il changea d’avis.

Aujoud’hui, et tout
Les jours, il respirera
Par son propre nez,
Et écoutera de ses propres
Oreilles.

Fini ! le miel qu’on lui verse
Et le fiel qu’il arbore
Quand le soleil l’éclaire.

Il n’en veut à personne
Et part s’éteindre
Dans la bruyère.

Les astres sont cléments
En cette soirée de printemps.

Il n’y a que les rossignols
Qui chantent
Et les bois ensommeillés
Qui laissent échapper
Un râle plaisant.

Les cheminées sont éteintes.
Ils ne mangent plus dans
Les jardins.

Ils sont derrière de gros fauteuils
En bois rembourré,
Une pipe à la main.

 

K.B.

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