La corruption de l’attente- K.B

                                                                La corruption de l’attente

 

Plaisirs
Rares,

Attente
Interminable,

Patience
Sans élans,

Fragile,

Gravats,

Décombres,

Attente
Interminable.

Pas d’élan,

Le corps
Meurt
Alors même
Que tout
Est soigné,

Le sommeil,
L’hygiène,
Les aliments,

Qu’est ce qui
Manque?

La flamme
Se tarit
Alors qu’elle
Doit brûler.

Tout les jours.

Le fleuve
Est un homme
Qui se divise
En affluents
Pour terminer
Petit ruisseau.

Attente

Interminable,

La passion
Se tarit,

Le cerveau
Flotte,

Les femmes
Se cachent

Avec des
Poignards
Lustrés.

J’empoigne
La veste
Du Dieu
De malheur

En le regardant
Droit dans
Les yeux,

Pourquoi
Tes enfers
Me lèchent
Ils déjà?

N’y a t-il
Pas d’alternative
Entre le radical
Et le nom
De la joie?

Je l’interroge
De mes yeux
Rimbaldiens :

« – Est ce la misère
Qui le fit cesser
D’écrire? »

A force
De ne rien
Faire
Dans cette
Attente,

L’athlète
De l’esprit
Perd
Ses muscles,

Mille amis
Furent
Supprimés

Alors qu’il
Faut sans
Cesse

Forcer
Le destin
A chaque
Carrefour !

Rien n’y fait,
Ni l’empathie,
Ni la générosité ,

C’est à se dégoûter
De vivre,

A moins d’enfin
Se lever pour soi !

Le plaidoyer
Sans fin
M’ôte
Mes forces

Aussi surement
Que des hôtes
Insistants,

J’y vais
De ce pas
Me débarasser
De la souillure
Des démons !

Oeil torve,
Tu respires
Le crime,

Traits fripons,
Tu est un criminel,

Cernes du mal,
Tu as perdu
Ta candeur !

Je vois
Et ne réagis
Pas, plus,

Ah,
Si je me
Vengeais !

Si seulement
La flamme
Blanche
Revenait
En force

Après
Cette plainte,
Cette élégie
Poétique.

Si seulement
Elle revenait
En force
Me nourir
Et m’élever !

Après ce temps
Conditionnel.

En vérité,
L’homme
Est impuissant
Dans la faiblesse.

Pendant ce temps
Présent.

Ah, si seulement
Elle revenait !

Après ce temps
Conditionnel.

Ces jours
De noces
Furent
Un délice
Mérité,

Le coeur
Vibrait.

Ces lunes
De miel
Improvisées
Furent
Le trait
Majeur

D’une existence
Vouée au malheur
Et à la perdition.

Enveloppé
Dans la
Lumière,

Les nuits
Furent
Douces,

La main
Amie
Se tendit
Vers moi

Avec toute
Sa chaleur,

C’est un temps
Que j’attends,

On pourrait
L’appeler,

« Le temps
Que j’attends »,

Avant
Que le vin
Et le vent
Pestilentiels
N’envahissent
Les lieux.

Les voilà,

Ces ruminations
De l’esprit
Incapable
De produire
De la pensée

De par l’attente,
Sa corruption
Interminable
A laquelle
Il faut survivre
En la sublimant.

Ca, c’était le temps
De ressasser
Comme un bovin
Toute la paille
Qu’il a ingurgité.

Qu’elles furent
Douces, ces nuits !

Avant que l’énergie
Ne soit divisée
Par deux,

C’était le temps
Du partage,

Puis nous devinmes
Trois,

Ce fut le temps
De l’ascenseur.

Visiteur,

Si tu le vois
Bloqué
Au septième,

Ne me rejoins pas,
Attends qu’il redescende.

Ou alors,
Suis les courants
Jusqu’à me découvrir
Dans mon jardin
De fleurs

Erigés
Au dessus de
L’horreur civile
Et de la destruction,

Je nomme l’ennui
Larvaire propre
A la consommation
En petits sachets
De plastiques
Qui polluent
Les mers !

 

K.B.

Copyright

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