Enfant de la joie

 Enfant de la joie

 

Enfant de la joie,
Que t’arrive-t-il,
Mortifié ?

Pourquoi t’as-t ont
Ôté la vie ?

Pourquoi ton visage
Est si pâle ?

Qu’on fait
Les grands
Pour te causer
Une déconfiture ?

Tu as encore
De la fraise
Sur le bord
De la bouche,

Tu as encore
Un baiser
Dans la langue.

Enfant de la joie,
Pourquoi est-tu
Mortifié ?

Tu l’entends,
Cette voix langoureuse
Qui t’invite
Sur les chemins
De la fête,

Tu les entends,
Tous ces analystes
Qui mangent
Sur le bout des
Doigts
Des miettes
De torrent ?

Ne les rejoins
Pas !

Enfant de la joie,
Pourquoi est-tu
Mortifié ?

Oui,
La pauvreté,
Le manque
D’argent,
Et les copains
Qui foutent
Le camp.

Mais pour autant ,
Enfant de la joie,
Pourquoi autant
De colère ?

Tu ne les ramèras
Pas avec une langue
De vipère.

Regarde !

Le soleil
Brille
Et la gloire
Du jour
Se répand
Sur ton visage
Paisible.

Je sais,
Ils ont tout cassé,
Mais pour autant,
Tu ne vas pas sévir,
Non ?

Enfant de la joie,
Pourquoi est-tu
Mortifié ?

Où se sont envolés
Les papillons
Que tu avait
Dans l’estomac,
Quand tu allais
La voir ?

Ils se sont transformés
En migraine
Quand le maillet
Géant du destin
Ecrasa toute résistance.

Enfant de la joie,
Pourquoi tu ne bandes plus ?

Quelle soupe dégeulasse
T’as ton servi
Pendant trois jours ?

Déjà, les sentiers
Disparaissent
Parce que ton être
Est à sec !

Renfloue
Tes caisses,
Au sens propre
Comme figuré.

Ô enfant de la joie,
Ne sois pas moritifié
Ainsi.

Ils cherchent à te rendre
Malade,
Après toutes ces années
De raison froide,

Brrr, ça donne
Des frissons.

Enfant de la joie,
Où est tu ?

« Je suis quelque
Part en bas,
Abattu ».

Je ne te dirai pas
« Relève la tête ».

Elle se lèvera
Toute seule
Comme par
Magie,
Mais tu dois
En faire le vœu !

Ton vœu rejoindra
Ainsi les constellations
Pour devenir
Une étoile,
Ton espérance
Sera luisante
Dans le ciel,

Et tout les soirs
Tu pourras la voir
Et l’imaginer
Accroché
A l’oreille
D’une créature
Fantastique
Qui te parlera,

Je te le promets.

Enfant de la joie,
Ne sois pas mortifié
Ainsi.

Oui, ils cherchent
A te rendre malade,
A éteindre ta flamme,
A décourager
Ta langueur
Energique
Et ta flemme.

Enfant de la joie,
Heureux tu seras,
Quand les lanternes
S’éteindront

Et que dans le noir,
Tu rejoindras
Ton divan
Parmi
Les princesses
De ton imagination.

Tu parleras
Aux muses,
Aux démons,
Et tu sentiras
Enfin la chaleur
Refluer,

Ton corps
Revivre
Par l’âme
Qui s’éveille
A nouveau,

Après que ce
Maillet l’ait plongé
Dans l’ignorance,
Dans les caves
De Platon !

Jaillit, jaillit,
Liquide sacré
Issu de la caresse !

Jaillit, jaillit,
Enfant prodige
Avec tes rires
Cristallins
Et candides !

Laisse les militants
Dans leur colère,
Les nostalgiques
Dans leur passé,
Les mélancolique
De leur tristesse
A colique,

Jaillit ! Comme
Une fusée
De désir
Vers les sphères
Où toutes querelles
Disparaîssent !

Que l’espérance
Est violente,
Dira t-on,
Il répondra
Alors, rebiffé,
C’est l’immanence
Qui naît de l’aurore !

 

 

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