Le capital – K.B.

Le capital

 

 

 

Oh, les pluies de billets

et de pilules !…

….Pour échapper

A la laideur

Qui se meut

Dans l’ombre

En scellant

Les cœurs.

Affreuse dépendance !

De l’esprit retors

A qui l’on signifie

Sa place !

Oh ! Pluies

D’excitation

Comme un rat

Piqué à la cortisone

Ne sachant plus où

Courir, mourant,

Mourant d’une terrible

Frénésie.

L’esprit est « malade »,

Piqué à vif.

C’est le capital

Qui défigure

Les chérubins

Innocents,

Angéliques,

Sculptés

En bas relief

Des églises !

Pas de pauses,

Dans les rouages

Inexprimables

Du laid et du beau,

Qui sautent à la gorge

Des agneaux

En bégayant

De faibles

Mots d’excuse,

Pas de lumière

Non plus,

Qu’une solitude

Terrible

Que l’on masque,

Mastique, rumine,

Que l’on domestique

Avec une vocation

De parure à cultiver.

Les nuées de papillons

Qui apportèrent

La joie

S’en furent,

Les esprits

Tuèrent

La fratrie,

Les caractères

Salis par le temps

Ne laissèrent

Plus apparaître

Ni leur brillant,

Ni la fougue

De leur verve,

Entassée dans un

Petit coin

Poussiéreux.

Puis… le capital

Céda à l’amour

Ses derniers deniers,

L’âme ne fut plus

A vendre,

Achetée par un brasier

Qui luit quelque part

Entre les cavernes.

Les mots glissaient

En torrent

Comme le long du Mékong

Jusque la mer huileuse,

Les robes à fleurs

Supplantèrent

Les treillis,

Et les vagues

Liquides

Vinrent se

Briser sur les corps.

Puis.. le capital

Céda à l’amour,

Lui offrant

Ses plus beaux

Bouquets,

Et la saison gratuite

Démarra en trombe,

Des averses de paix

et de draps blancs

Couvrant les visages,

Le trait fut net et précis,

L’aube vint comme un caresse

Sur les visages , léchant

Les rivages,

Le plein bonheur

Advint mystérieusement

Sur des collines

Enchantées par les trolls

Et les rivières de boissons,

Le plein bonheur advint

Sous les étoiles claires

Tandis que le vent harmonieux

Taillait les récifs en pétales

De pierre où s’inscrivit en

Double la glaive rangé

Dans son fourreau.

Puis… la saison

Se figea,

Laissant place

A de rudes et

Soudaines choses,

L’esprit fut surpris

Par ces lanternes

Vertes et fallacieuses,

Puis… la saison se figea,

Prise dans les glaces,

Elle suffoqua

Sous l’ardeur

Des éléments

Jusqu’à expirer

Un dernier râle

Sous la lumière

Du vent ,

Un râle de tristesse,

Un râle de tempête

Qui l’emmena

Sur des rivages

Encore plus éloignés,

Toujours en quête.

Puis… le capital

Céda à l’amour,

Puis le désir sublime

Orna les couches de nuages

D’un sentiment de révolte

Sous la poussée des poussins

Piaillant, privé d’air,

Privé de lumière,

Privé de l’univers

Dans les enclos

Où s’entassent

Pêle-mêle

Rêves et colères.

Puis le capital

Céda à nouveau ,

encore, aux choses

Tristes et sans beauté,

A la mélancolie même,

Tant décriée par les

Avanies solubles,

Chimériques,

Ces ordres,

Ces enclaves.

Mais l’amour

Survécu ,

Et quelque part

Sa lumière brille

Encore ,

Entre deux danses,

Puis… le capital

Céda à l’amour

Et les papillons

Revinrent en nombre

Pour le triomphe

Final,

Jour sans lendemain,

Soleil sans lune,

Jour sans nuit,

Dans le fracas

Et le tumulte

Qui accompagne

La fin de toutes choses.

Les papillons revinrent

En nombre,

pour le triomphe

final,

Après que les peaux poreuses

Furent lavées,

Après que l’encens

Crématoires

Se soit répandu,

Après que les singeries

D’ici bas cessèrent

Pour enfin laisser

Le souffle animer

Ces corps étendus

En quête de sérénité.

Puis le capital céda,

céda, excédé, et encore céda,

Les digues s’affaissèrent,

L’homme fut rendu

A la paix immense

Qui baigne les cieux,

Pour toujours insatisfait

Et inaccompli ,

Même si les ailes

de la perfection

Le touchèrent…

Le frôlèrent

Dans leur splendeur…

Avec…

De la GRACE.

Amen au créateur,

Aux lourdes blessures

Qui se multiplient

Quand les cœurs

Sont scellés,

Sournoisement

Adoucis.

 

K.B.

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